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Coronavirus : Toute l’Italie est placée en « zone rouge »

Le gouvernement italien a annoncé, lundi 10 mars, qu’il généralisait les mesures de confinement à toute la Péninsule. Alors que le bilan du coronavirus s’alourdit, les médecins supplient la population de se discipliner.

La Péninsule ne sera pas longtemps restée coupée en deux. Moins de quarante-huit heures après la mise en place de mesures de confinement des habitants de la Lombardie, ainsi que de quatorze provinces du nord de la Péninsule, le président du conseil italien, Giuseppe Conte, a annoncé lundi 9 mars au soir, depuis la salle de presse du Palais Chigi et dans une ambiance d’extrême gravité, la généralisation des restrictions à l’ensemble du pays, jusqu’au 3 avril : « Nous allons tous devoir renoncer à quelque chose », a-t-il prévenu, avant d’annoncer cette mesure sans précédent, en temps de paix, dans une société démocratique.

Aucune fuite dans la presse, cette fois, et pas l’ombre d’une déclaration politique dissonante à l’horizon : l’heure est à l’unité nationale. Le changement d’ambiance, en quelques heures, est saisissant. A compter de mardi matin, ce sont donc 60 millions de personnes qui sont invitées à restreindre le plus possible leurs mouvements, et tous les rassemblements sportifs ou culturels qui sont annulés. Les théâtres, cinémas et salles de spectacles sont fermés, de même que les musées, les églises, les piscines et les salles de sport. Les compétitions sportives, même celles qui se déroulent en plein air, sont également suspendues. Même le sacro-saint championnat de football de Serie A, dont les matches devaient initialement se dérouler à huis clos, est à l’arrêt jusqu’au 3 avril.

« Je reste à la maison »

Depuis Rome, qui semblait dès l’après-midi de lundi comme vidé de ses habitants, ce nouveau train de mesures semblait inévitable. Du reste, les cafés et restaurants, qui devront désormais fermer à 18 heures, étaient tellement vides que la distance de sécurité d’un mètre entre chaque client était respectée sans difficulté. Cela n’a pas empêché pour autant, dans tout le pays, dès la fin de soirée, la ruée vers les supermarchés encore ouverts de nuit.

Certes, les magasins d’alimentation ne sont pas concernés par les restrictions, et il restera possible dans tout le pays de se déplacer « pour des raisons professionnelles avérées, des situations de nécessité ou des raisons sanitaires », si l’on est muni d’un certificat téléchargeable sur Internet. Mais l’heure n’est plus à l’insouciance et aux plaisanteries. Le mot d’ordre, répété sur tous les tons, tient en quelques mots : « Io sto a casa » (« Je reste à la maison »).

Avec Le Monde

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